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Rentrée universitaire du LAIC
« L’institution littéraire » réunit enseignants-chercheurs, doctorants et étudiants autour d’Hemery-Harvais Sima Eyi


La Formation doctorale « Littératures, Arts et Imaginaires culturels » (LAIC) vient d’accomplir l’acte administratif marquant sa rentrée universitaire solennelle. Les enseignants-chercheurs des départements de Lettres Modernes et de Littératures africaines qui ont créé cette structure pédagogique, leurs doctorants et étudiants, se sont en effet retrouvés ce lundi 16 avril 2018 autour d’Hemery-Harvais Sima Eyi, enseignant-chercheur du département de Littératures africaines, conférencier du jour. Le thème traité était : « L’institution littéraire : la vie des textes ».

Ce thème a été exposé dans la salle Frantz Fanon du département de Lettres Modernes, et traité sous l’angle de la sociologie littéraire de Jacques Dubois. Sima Eyi se l’est approprié sous deux « axes ». Une première perspective théorique et générique s’est employée à décrire ce qu’est l’institution littéraire, non sans mentionner les « querelles d’école » qu’engendre son interprétation, notamment celles qui ont opposé Jacques Dubois à son « disciple » Alain Viala. On retiendra que l’émergence de l’institution littéraire dans l’espace public et celui de la sociologie de la littérature est bien ancienne. Elle s’affirme cependant à partir du XVe siècle avec l’apparition des premières formes d’édition d’ouvrages. Au cours du temps, elle a impliqué plusieurs acteurs : auteurs, éditeurs et lecteurs. Si elle s’est graduellement vu contaminer par la critique littéraire pendant des siècles, aujourd’hui, l’anthropologie, la sociologie, la psychanalyse et diverses autres sciences humaines et sociales s’y sont invitées en tant que « subjectivités scientifiques » qui en ont diversifiés les outils critiques, et en conséquence, « la vie des textes ».

Le second axe de réflexion proposée par Sima Eyi s’est intéressé à la configuration de l’institution littéraire au Gabon. Son analyse a insisté sur le fait que celle-ci demeure toujours « embryonnaire », lésée aussi bien par une lecture politique de la littérature négative que par le poids des traditions orales dans le système de représentations symboliques.

La rentrée universitaire du LAIC s’est achevée par un échange de points de vue entre le conférencier et ses auditeurs.

Ci-dessous la rencontre en images :

Reportage photographique : Pierre Claver Mongui. Libreville, le 16 avril 2018.


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